Tam Photography/ 2025

Diplômé de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe, Thomas jongle entre le théâtre et l’opéra.

Au théâtre, il met en scène la pièce Quand la pluie s’arrêtera, de l’Australien Andrew Bovell, ainsi qu’une version immersive de la pièce Lungs, de Duncan MacMillan.

À l’opéra, il signe la mise en scène de La Voix Humaine de Poulenc, produit par les JM Canada et présentée au Festival d’Opéra de Québec, précédée d’un lever de rideau inédit, Je Chante la Nuit, écrit par Pascal Blanchet.

Plus récemment, il met en scène The Turn of the Screw , de Benjamin Britten avec l’Orchestre du Centre National des Arts (NACO), et agit en tant que metteur en scène associé pour la production de Jenůfa de l’Opéra de Montréal, dont la mise en scène est assurée par Atom Egoyan.

Durant la saison 25-26, il est metteur en scène en résidence au sein de l’Atelier Lyrique de L’Opéra de Montréal.

On peut le voit en action avec plusieurs compagnies lyriques québécoises et canadiennes, comme l’Opéra de Montréal, L’Opéra de Québec, L’Orchestre de l’Agora, l’Orchestre Classique de Montréal, les JM Canada, et l’Orchestre du Centre National des Arts.

Outre ses mises en scènes, on a pu également le voir assister des metteurs en scène de renom comme Angela Konrad, Stephen Lawless et Alain Gauthier sur des productions de l’Opéra de Montréal et de la Canadian Opera Company de Toronto (La Reine-Garçon, La Traviata, Hamlet, Le Barbier de Séville, Les Noces de Figaro, Don Giovanni, Werther).

Durant la saison 26-27, il signera notamment la mise en scène de Tosca pour l’Opéra de Québec, d’un Requiem de Mozart (Opéra de Montréal/Orchestre de l’Agora), et il renouera avec le Festival d’Opéra de Québec et son complice Pascal Blanchet avec Ma Belle Opérette!, un collage d’opérettes inédit.

Collectif Oiseau de Mahler

C’est en 2020 que Thomas Lussier met sur pied le Collectif Oiseau de Mahler, accompagné par sa complice Jeane Landry-Proulx.

Le collectif s’intéresse principalement à la notion de changement. Il puise principalement dans la dramaturgie anglo-saxonne et allemande, à la recherche d’œuvres qui s’inscrivent dans la lignée des pièces crues et vertigineuses qui n’ont pas peur d’aborder des enjeux intimes exacerbés par la violence de notre quotidien, aux modifications qui s’opèrent, à l’intérieur d’un être, ou d’une société entière.

En travaillant les réécritures et les adaptation d’œuvres classiques, le collectif vise à créer un lien vers le passé, un effet miroir qui force à la réflexion et à la rétrospection.

Peut-être pour éviter de retomber dans les mêmes pièges que nos prédécesseurs.

Et lorsqu’il s’attaque aux œuvres plus contemporaines, c’est pour tenter de nous faire éviter les pièges à venir.

Graphisme : Charlotte Mariotti-Fortier

Oiseau 

L’oiseau est très souvent vu comme un symbole de changement. Ce sont eux qui partent quand la température se fait trop froide, et eux qui reviennent pour nous annoncer que l’été est à nos portes. Dans les cultures plus traditionnelles, les oiseaux sont souvent perçus comme les intermédiaires entre les mondes. Les oiseaux frappent de par leur instinct de survie, leur capacité à s’adapter, à prévoir le danger.

Mahler

Mahler, Gustav de son prénom, est connu pour avoir voulu faire éclater le moule de la forme symphonique classique. C’était un homme qui ne voulait jamais cesser de travailler ces œuvres. Tout en portant une admiration et un respect sans bornes pour les œuvres classiques et ses prédécesseurs, il a toujours cherché à transformer, faire évoluer la symphonie.

« Sterben werd' ich, um zu leben! »

(I will die, as to live!)

-Gustav Mahler, 2eme   Symphonie « Résurrection »